PFD ou ARFID : Mieux comprendre pour mieux soigner les troubles alimentaires
Distinguer Troubles alimentaires pediatriques et ARFID
Mylène
2/16/20261 min read


Face aux difficultés alimentaires de leur enfant, les parents se retrouvent souvent face à un mur de termes techniques. Parmi eux, deux acronymes reviennent souvent : le PFD et l’ARFID. Bien qu'ils partagent des symptômes communs, ils désignent des réalités différentes qui demandent des prises en charge spécifiques.
Le PFD (Pediatric Feeding Disorder) : Un trouble fonctionnel
Le PFD est un diagnostic global qui prend racine dans une difficulté concrète de l'enfant à s'alimenter. Il s'appuie sur quatre piliers :
Médical : Une pathologie sous-jacente (ex: reflux, sténose).
Nutritionnel : Carences ou croissance ralentie.
Compétences alimentaires : Difficultés motrices (mastication, déglutition).
Psychosocial : Comportements d'évitement liés au stress du repas. Le PFD nécessite souvent une rééducation pluridisciplinaire avec des orthophonistes, des ergothérapeutes et des gastro-pédiatres.
L’ARFID : Une approche comportementale
L'ARFID (Trouble de l'Alimentation Évitante/Restrictive) est classé parmi les troubles psychiatriques (DSM-5). Contrairement à l'anorexie, il n'y a pas de peur de grossir. L'enfant restreint son alimentation par manque d'intérêt pour la nourriture ou par hypersensibilité sensorielle. La nuance capitale : L'ARFID est diagnostiqué lorsque le trouble n'est pas mieux expliqué par une affection médicale directe. La prise en charge relève alors davantage de la pédopsychiatrie et des thérapies comportementales.
Pourquoi cette distinction est-elle vitale ?
Un enfant qui ne mange pas parce qu'il a "mal" ou qu'il ne "sait pas faire" (PFD) ne doit pas être traité de la même manière qu'un enfant qui a développé une "phobie" ou une hypersensibilité sensorielle pure (ARFID). Identifier le bon parcours, c'est gagner un temps précieux pour le développement de l'enfant.


